samedi, mars 05, 2005

papillons cendrés

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les papillons s'en sont allés
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d'austères stérilités
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des coeurs déséchés
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les papillons sont tristes
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les vies sont misères
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les papillons : cendres-poussières
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balayés aux mondes ruinés
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sont les lieux des peines
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qui n'existent que lorsqu'elles cessent
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et la séductions, les corrollaires
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spectacles délétères
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de tristes
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puérils
pathétiques
pusillanimes
pitoyables
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pantins
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emilie le pire
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c'est que l'on y retourne souffrir
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faut-il que les bonheurs d'amour
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soient d'autrui, les malheurs balourds?
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faut-il qu'aux existences rêvées
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l'on n'aie cesse de s'achever?
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. . ? . .
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faut-il que ces exils
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soient des arrachements criés ?
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faut-il que ces exils
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soient sans retour espérés?
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faut-il que d'espoir
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l'on finisse le coeur broyé?
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d'abandons en lâchetés
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. . . . . . .
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les larmes jamais séchées
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a s'exiter périr
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aux peines de routes errées
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le tout si proche du rien
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aux néants, à dépérire
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à s'exister souffir
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aux bas-fond, les veines coupées
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emilie se meurt en vain
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samedi, février 26, 2005

"je pleure de ne pouvoir partager
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un amour une amitié
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jamais entiers
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un peu lâche,... de peur tenaillée"
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émilie de ne pas choisir
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de feux-passions tristes
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aux bonheurs antagonistes
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émilie n'a cesse
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de se trahir
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n'y a-t-il de routes
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à parcourrir
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que de larmes bordées
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que de sang jonchées
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émilie finit
de s'en aller
comme elle
était restée
:
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émilie nihiliste s'en va s'assassiner
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:
a mourrir d'amour, de chagrins périr
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aux bas-fond soupirs...
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émilie s'en va se terminer

ainsi, soit triste

ainsi, soit triste
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de cesser de parler
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émilie désespérée
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s'enfuit de ne pas partir
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que de rester en vie
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ce n'est là que mourrir
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petites tragédies
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amertumes polies
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de sa vie le poison
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de cesser de parler
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ainsi sans lui
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à errer si triste
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le poison la tue...
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de la faire vivre.

dimanche, janvier 30, 2005

celui sans qui

aux ombres de nos peines
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fleurissent en larmes
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les tentatives vaines
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qui flétrissent sans vacarme
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de chants pensant
dérives allant
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émilie chimère
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aux rives lisières
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un sourire au lèvres
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pleure celui sans qui
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pourtant, si belle
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bousculée aux vents
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émilie mystère
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déambule cimetière
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aux crépuscule des temps
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aux chants pensants
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dérives et poussières
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émilie vipère
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sème l'oubli misère
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aux rives des vivants
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aux rives des silences
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aux ombres de nos peines
.
fleurissent en larmes
.
les tentatives vaines
.
qui flétrissent sans vacarme
.
émilie sans bruit
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pleure celui qu'elle fuit
...

dimanche, janvier 16, 2005

les regards brillés

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A s'oublier
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les regards mouillés
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A s'emporter
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et ne rien espérer
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A s'envoler
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et ne rien laisser
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A embrasser
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un amour impossédé
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a apaiser
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les passions consumées
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A s'écouter
A tout recomposer
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aux mélodies chantées
aux chemins colorés
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A s'oublier
.
les regards brillés
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émilie pleure...
.
ses rencontres rêvées
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samedi, janvier 15, 2005

infinies litanies

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de parodies
en parodies
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marteaux, faucilles, bureaux
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dévots
aux vots
des erres
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de parodies
en parodies
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marteaux, faucilles, bureaux
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dévots
des mots
se terrent
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les maux
mystères
des flots
misères
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de parodies
en parodies
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marteaux, faucilles, bureaux
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drapeaux
breloques
jamais
n'évoque
les pha-
lanstères?
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marteaux, faucilles, bureaux :
un leurre vaut bien mille heures
de paix!
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de parodies
en parodies
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ni paix, ni guerre
non- rêves, si laids
d'infinies litanies, émilie s'ennuie...
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mardi, janvier 11, 2005

émilie s'enfuit

.--.
de rage contrie,
elle s'enfuit
les peines sont les misères des gens seuls
des illusions meurtries
elle se fini
les tristesses sont, des erres, le linceul
les mélancolies-désert jamais seuls
une fleur aux lèvres
un sourire impoli
aux murs malpolis
un sourire aux lèvres
fragiles inconsistences
de vaines inexistences
Emilie se suicide comme d'autres rient

dimanche, janvier 09, 2005

ni leurres, ni vérités

aux crépuscules des mondes vécus
ne voit-on poindre les mondes rêvés
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aux idoles des mondes ruinés
aux matins des songes oubliés
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l'on s'existe des vies rêvées
ni leurres ni vérités
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aux lendemains jamais chantés